Charm el-Cheikh — Égypte

Charm el-Cheikh occupe la pointe sud de la péninsule du Sinaï, là où le golfe d'Aqaba s'ouvre sur la mer Rouge. C'est une station construite de toutes pièces, étirée sur une succession de baies et adossée à des montagnes nues, dont la raison d'être se trouve à quelques mètres du bord. L'aéroport est à 29 km.
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Pourquoi y aller
Le corail commence là où le sable s'arrête. Sur presque toute cette côte, le plateau est étroit et s'effondre aussitôt : un tombant portant plusieurs centaines d'espèces démarre à distance de nage d'une marche d'hôtel. Ras Mohammed, à l'extrémité même de la péninsule, protège la jonction des deux golfes, là où les courants font tout passer. Le détroit de Tiran aligne des récifs en travers du chenal de navigation. Il ne pleut presque pas et aucun fleuve n'arrive, donc rien ne trouble l'eau : c'est toute l'explication de cette visibilité.
Au-dessus de la surface, le tableau est plus banal. On a affaire à une station fabriquée, pas à une ville égyptienne : enceintes hôtelières, promenade, galerie commerçante et désert entre les deux. Personne ne vient pour le tissu urbain. Ce qui rachète l'endroit, c'est le Sinaï derrière : montagnes de granit, un monastère sous la montagne de Moïse, un pays de canyons quelques heures au nord. Sans goût pour l'eau et sans sortir de l'enceinte, la semaine s'étire.
Le climat mois par mois
Le chiffre déterminant n'est pas la chaleur mais la nuit d'hiver : janvier plancher à 16,3 °C et février à 15,8 °C, ce qui explique que cette côte fonctionne en plein hiver quand l'Égypte intérieure se refroidit dès la nuit tombée. La journée, ces mois-là, se tient à 23,4 °C et 23,1 °C, confortable pour marcher et limite pour nager sans néoprène. La pluie ne pèse presque rien, 13,8 mm sur l'année répartis sur deux journées qui dépassent le millimètre, l'une en février, l'autre en novembre ; février en fournit à lui seul 5 mm et novembre 1,2 mm, tandis que les 4,1 mm de décembre tombent trop dispersés pour faire un jour de pluie. Ce qui tombe arrive généralement en averses brèves et violentes, capables d'inonder une route une heure durant. Puis la montée est régulière : 26,6 °C en mars, 32 °C en avril, 34,9 °C en mai. L'été devient rude avec 38,3 °C en juin et 39,6 °C en juillet, et ce sont les nuits qui usent, 29,4 °C en juillet et 29,9 °C en août. Septembre tient 36,5 °C, octobre redescend à 32,7 °C, novembre à 28,7 °C, la nuit y restant à 21,3 °C, et décembre revient à 24,8 °C.
| Mois | Max. moyen (°C) | Min. moyen (°C) | Pluie (mm) | Jours ≥ 1 mm | Jours ≥ 5 mm |
|---|---|---|---|---|---|
| janv. | 23,4 | 16,3 | 2 | 0 | 0 |
| févr. | 23,1 | 15,8 | 5 | 1 | 0 |
| mars | 26,6 | 18,2 | 2 | 0 | 0 |
| avr. | 32,0 | 22,6 | 0 | 0 | 0 |
| mai | 34,9 | 25,1 | 0 | 0 | 0 |
| juin | 38,3 | 28,2 | 0 | 0 | 0 |
| juil. | 39,6 | 29,4 | 0 | 0 | 0 |
| août | 38,8 | 29,9 | 0 | 0 | 0 |
| sept. | 36,5 | 28,0 | 0 | 0 | 0 |
| oct. | 32,7 | 24,8 | 0 | 0 | 0 |
| nov. | 28,7 | 21,3 | 1 | 1 | 0 |
| déc. | 24,8 | 17,5 | 4 | 0 | 0 |
Source : Meteostat — station Charm el-Cheikh et le Sinaï (Égypte), à 14,3 km, 5 années d'échantillon. Cumuls mensuels reconstruits à partir des moyennes journalières. Données en partie modélisées (Meteostat, DWD/met.no).
Quand partir
Avril, mai, octobre et novembre équilibrent le mieux l'air et l'eau : 32 °C en avril, 32,7 °C en octobre, et une mer réchauffée. L'hiver donne du soleil et de la plongée en combinaison épaisse, des journées voisines de 23,4 °C et un vent qui se lève après midi. Juillet et août, à 39,6 °C et des nuits à 29,9 °C, s'adressent à qui passera la journée immergé.
Les mois les plus favorables, sur ces relevés
- janvier
- février
- mars
- novembre
- décembre
Que voir en 2, 4 et 7 jours
En 2 jours
- Palmer le récif de la plage dès le réveil, avant que le trafic des bateaux et le vent ne rident la surface.
- Prendre une demi-journée de bateau vers les récifs de Tiran, assez peu profonds pour se contenter d'un tuba.
- Passer les heures chaudes à l'abri, puis arpenter la promenade une fois la lumière adoucie.
- Deuxième journée à Ras Mohammed par la route, avec le chenal des mangroves et les entrées en falaise.
- Conclure par un coucher de soleil dans les collines derrière la ville : cela ne coûte presque rien et remet l'échelle en place.
En 4 jours
- Première journée d'acclimatation sur le récif local, avec un tuba guidé pour apprendre à lire ce qu'on regarde.
- Deuxième journée en bateau vers le détroit de Tiran, deux ou trois arrêts, retour avant que la brise de fin d'après-midi ne forcisse.
- Troisième journée à Ras Mohammed, à l'entrée depuis la côte là où le tombant s'approche le plus du sentier.
- Quatrième journée dans les terres au canyon coloré, un couloir de grès étroit qui se marche et ne s'escalade pas.
- Garder une soirée pour le vieux quartier du marché, ce qui ressemble le plus ici à un centre-ville.
En 7 jours
- Deux journées sur les récifs proches, une depuis la plage et une en bateau, pour régler matériel et confiance.
- Une journée entière à Ras Mohammed, en prenant à la fois le côté mangrove et le tombant extérieur.
- Une journée vers le nord à Dahab, station plus petite et plus ancienne, avec son célèbre gouffre profond à côté.
- Une nuit au monastère sous la montagne de Moïse, l'ascension commençant avant les premières lueurs.
- Une journée dans les canyons de l'intérieur, en choisissant un seul parcours marché sérieusement plutôt que trois en véhicule.
- Une journée de récupération sans plongée, qui est aussi ce qu'il faut avant de monter dans un avion.
- Une dernière matinée sur le récif que vous aurez préféré, puis le transfert.
Y aller et se déplacer
Charm el-Cheikh (SSH) est à 29 km de la zone hôtelière et reçoit des vols directs saisonniers depuis une grande partie de l'Europe, ainsi que des correspondances par Le Caire. Hurghada (HRG) s'affiche à 76 km, mais se trouve sur l'autre rive du golfe : y aller suppose un vol ou un très long contournement par la route ; cette distance est trompeuse. Neom Bay (NUM), à 104 km, est en Arabie saoudite et n'est pas une option. Sur place, navettes d'hôtel et taxis font tout ; les baies sont plus éloignées les unes des autres qu'il n'y paraît, et marcher le long de la voie rapide est ingrat.
Aéroports les plus proches
- SSHSharm El Sheikh Airport29 km du centre
- HRGHurghada International Airport76 km du centre
- NUMNeom Bay Airport104 km du centre
Budget
Niveau de prix du pays par rapport à la France : −82 %
Indice de prix « restaurants et hôtels », base France = 1000, issu des parités de pouvoir d'achat européennes. C'est une moyenne de pays : elle ne dit rien d'un hôtel en particulier.
Ici, les prix égyptiens rencontrent un marché de station, ce qui hisse le front de mer au-dessus de la moyenne nationale tout en le laissant très loin des rives nord de la Méditerranée. La demi-pension tourne couramment entre 50 et 130 € la nuit pour deux, bien davantage dans les établissements récents du bord de mer, et un repas hors hôtel se situe entre 8 et 20 € par personne. La plongée est le vrai poste : un forfait de plusieurs sorties avec location d'équipement forme en général la plus grosse somme du séjour. Les droits d'entrée des zones protégées se règlent à part, en espèces.
Les erreurs classiques
- Choisir un hôtel sur photo sans vérifier s'il dispose d'un récif. Certaines baies ne sont que du sable, et cette différence décide du séjour.
- Prendre appui sur le corail pour rajuster son masque. Cela détruit ce qu'on est venu voir et entaille sérieusement les pieds.
- Réserver une plongée la veille du vol de retour. Le délai exigé avant l'altitude n'est pas une recommandation.
- Lire l'écart avec Hurghada comme une distance routière. Le golfe est au milieu et la traversée n'est jamais acquise.
- Compter sur une mer d'huile tous les jours. Le vent d'après-midi est la norme sur cette côte, et les sorties se calent dessus.
Questions fréquentes
Peut-on voir le récif sans apprendre à plonger ?
Sans difficulté. Le plateau est étroit et une grande partie du plus beau corail se tient en eau peu profonde : masque et tuba suffisent dans beaucoup de baies, et une sortie en bateau vers le détroit fonctionne sur le même principe. Emportez palmes et haut anti-UV plutôt que de compter sur de la crème dans le dos, empruntez les entrées balisées au lieu d'enjamber le corail, et vérifiez le sens du courant avant de vous éloigner.
La mer est-elle assez chaude en hiver ?
Baignable, mais pas tropicale. Avec un air à 23,4 °C en janvier et 23,1 °C en février, l'eau tient mieux que la Méditerranée à la même saison, et pourtant la plupart des plongeurs de ces mois-là portent une combinaison plus épaisse. Pour une heure de tuba, un haut thermique fin fait toute la différence entre une sortie agréable et une sortie écourtée.
Le Caire est-il proche d'ici ?
Assez loin pour relever de l'avion et non de l'excursion. La route traverse toute la péninsule et avale une journée dans chaque sens : les pyramides se traitent normalement comme un court séjour distinct, à un bout ou à l'autre du voyage. Les sorties qui appartiennent vraiment à cette base sont celles du Sinaï : les canyons, le monastère et la montagne au-dessus.
Mis à jour le 12 septembre 2026